Les bras vides…mais le cœur comblé

anne portraits de la foi

Bonjour, nos chères lectrices fidèles,

Comme 890 millions d’autres personnes, j’aime bien suivre les nouvelles de mes amis tous les jours sur Facebook. J’avoue que parfois je perds l’envie de poursuivre ma lecture quand chaque commentaire ou photo fait référence à un mariage, à une grossesse, à une naissance, ou aux enfants adorables. Parfois ce déluge de nouvelles familiales me fait mal puisque je ne suis pas encore passée par là.

Si  Facebook avait existé à l’époque de la Bible, je pense que trois autres femmes n’auraient pas eu le courage de le consulter souvent : Anne, Rachel, et Léa. Ces femmes souffraient beaucoup du manque d’enfant ou d’un mari aimant. En méditant leurs histoires j’ai remarqué trois vérités importantes qui tranquillisent mon âme.

La première vérité, c’est que mon Dieu contrôle toute circonstance.

Pourquoi Anne n’avait-elle pas d’enfants ? La Bible nous dit clairement que « L’Eternel l’avait rendue stérile » (1 Sam. 1.5). C’est mon Dieu qui dirige les circonstances de ma vie. Si aujourd’hui je suis toujours célibataire c’est parce qu’il l’a voulu. Cette vérité apaise mon cœur. Si je l’oublie, je tombe facilement dans la piège de m’en prendre aux autres ou d’être jalouse. Rachel avait des bras vides comme Anne. Et tout comme Anne, Rachel devait faire face à une peine supplémentaire : l’autre femme de son mari avait une famille nombreuse ! Au lieu de se rappeler que son Dieu était souverain, Rachel a dit à son mari, « Donne-moi des enfants, ou je meurs ! » Quelle ironie, car elle a finalement eu des enfants… mais elle en est morte, pendant l’accouchement.

C’est normal de pleurer quand nos rêves ne se réalisent pas, mais nous pouvons être sûres d’une chose : les desseins de l’Eternel s’accomplissent toujours (Prov. 19.21). Je me rappelle d’avoir été très déçue en 1998 quand je n’ai pas pu m’inscrire aux cours de français aux Etats-Unis. Après une attente de dix ans, me voilà en train de l’étudier à la Sorbonne même !

La deuxième vérité, c’est que mon Dieu compatit à toutes mes souffrances.

Rachel souffrait de sa stérilité mais elle ne se rendait pas compte de la grâce qu’elle avait d’être aimée de son mari. Quant à sa sœur Léa, elle n’a jamais pu l’expérimenter. Même si Jacob n’aimait pas Léa, il y avait quelqu’un d’autre qui l’aimait tendrement. « L’Eternel vit que Léa n’était pas aimée ; et il la rendit féconde » (Gen. 29.31). Quand je pense que personne ne voit ma peine, il faut me rappeler que mon Dieu la voit et il compatit à toutes mes souffrances (Héb. 4.15).

Contrairement à Rachel qui s’en prenait à son mari, Anne s’est réfugié en l’Eternel. « L’amertume dans l’âme, elle pria l’Eternel et versa des pleurs » (1 Sam. 1.10). Après avoir répandu son âme devant l’Eternel, elle s’en est allée, le cœur en paix.

Quand ma sœur s’est mariée en 2006, j’ai dû vider notre appartement et déménager chez une copine. Je ne trouvais personne pour m’aider et j’étais submergée par le stress et l’émotion. « O Seigneur, j’ai supplié, aie pitié de moi ! » Il m’a rappelé que j’avais désormais trois beaux-frères et qu’ils habitaient la même ville. « Tu as besoin d’aide demain matin ? Aucun souci, on sera là ! » m’ont-ils dit. Le Seigneur voyait mes larmes et il a eu compassion de moi.

La troisième vérité, c’est que mon Dieu me suffit en tout temps.

Anne et Rachel sont enfin devenues mères, mais elles n’ont pas pu garder leurs enfants pendant longtemps. Rachel n’a eu que peu de temps avec ses deux fils avant sa mort, et Anne n’a vu son cher Samuel qu’une fois par an. Malgré cela, elle avait une source de joie intarissable, car elle a dit, « Mon cœur se réjouit en l’Eternel » (1 Sam. 2.1). Moi aussi, je peux me réjouir en l’Eternel car Lui seul rassasie mon âme. Il peut rassasier l’âme de chaque femme, qu’elle soit mère ou stérile, célibataire ou mariée. Un jour au Ciel, toutes ces choses seront passées, mais nous nous réjouirons en l’Eternel à jamais. Comme Anne, faisons confiance à notre Dieu souverain, trouvons un refuge dans ses compassions, et soyons comblées en Lui !

Jeanne Colas sert le Seigneur en France en tant que missionnaire depuis 2008.  Après sept ans à Rouen, elle s’installe dans la banlieue Nord de Paris afin d’aider avec l’implantation d’une église. Elle prend plaisir à former des musiciens, à voyager, et à noter tous les jours les bienfaits de Dieu dans sa vie.

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