A la recherche de la paix

“Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.  Je ne vous donne pas comme le monde donne.  Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.” (Jean 14, 27)

Photo: pix1861 pixabay
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Bonjour, mes chères amies en Christ,

La paix, la véritable paix, est-elle possible de nos jours?

Depuis vendredi soir, la paix est devenue pour plusieurs une illusion intenable.  L’un des buts principaux des actes de terrorisme est de propager le sentiment que personne n’est en sécurité, et que nulle part n’est un lieu sûr.

Pourtant, pour la chrétienne qui croit dans les promesses de Dieu, la paix sur terre est possible, tous les jours de notre vie.

Jésus nous promet de donner Sa paix.  “Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.  Je ne vous donne pas comme le monde donne.  Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.” (Jean 14, 27)  La paix que Jésus nous donne est différente de ce que nous pouvons trouver au travers des mains d’hommes, parce que Sa paix vient directement de la main de Dieu.  Dieu ne change pas, et donc Sa paix est une paix éternelle. Les circonstances ne peuvent en rien la changer, parce que les circonstances n’ont aucun effet sur un Dieu Tout Puissant.

Jésus nous promet de donner Sa paix, dans les circonstances les plus sombres.  Quand Jésus a prononcé ces mots en Jean 14, Il s’apprêtait à passer le moment le plus douloureux de Sa vie:  mourir pour les péchés de l’humanité:  “Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m’en vais, et je reviens vers vous.  Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père; car le Père est plus grand que moi.  Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu’elles arrivent, afin que, lorsqu’elles arriveront, vous croyiez.” (Jean 14,28-29)  La paix que Jésus donne est suffisante, même pendant les moments les plus pénibles de nos vies.  Avec la promesse de Sa paix, Jésus nous rassure que toutes les circonstances qui vont se passer dans nos vies sont déjà connues d’avance, d’un Dieu compatissant et miséricordieux.

Jésus nous promet de nous donner Sa paix, malgré toutes les attaques de Satan.  Après avoir laissé cette promesse avec Ses disciples, Jésus les rassure en leur rappelant que même le diable n’a pas le pouvoir d’enlever Sa paix:  “Je ne parlerai plus guère avec vous; car le prince du monde vient.  Il n’a rien en moi.” (Jean 14,30) En allant vers la croix, et en acceptant Son rôle en tant que Seigneur et Sauveur, Jésus nous a procuré la paix, et cela pour toujours.  Satan n’a maintenant aucun pouvoir pour enlever la paix que Dieu nous donne:  la paix entre nous et Dieu est la paix qui “surpasse toute intelligence” qui “gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.” (Philippiens 4,7)

Notre pasteur cette semaine m’a rappelé le cantique, “Quel repos céleste.”  Parfois, connaitre l’histoire qui a inspiré un chant rajoute  beaucoup à notre compréhension des circonstances dans lesquelles il a été écrit.  Connaissez-vous l’histoire de ce cantique?

“Il a été écrit après une suite d’événements tragiques dans la vie de Horatio Spafford. Le premier a été la mort de son seul fils des suites d’une scarlatine en 1870. Le second a été le grand incendie de Chicago en 1871 qui le ruine (c’était un avocat prospère qui avait beaucoup investi dans des biens immobiliers de la zone détruite). Ses affaires pâtirent un peu plus avec la crise bancaire de mai 1873, période à laquelle il avait prévu de voyager avec sa famille en Europe à bord du bateau “Ville du Havre”.

A cause d’un changement de dernière minute, il laissa sa famille partir avant lui le temps qu’il règle des problèmes liés au grand incendie de Chicago. Pendant la traversée de l’Atlantique, le bateau coula subitement suite à une collision avec le navire Loch Earn, entrainant la mort de ses quatre filles. Sa femme Anna survécut et lui envoya le désormais célèbre télégramme “Sauvée seule …”.

Peu après, alors que Spafford voyageait pour rejoindre sa femme endeuillée, il eut l’inspiration d’écrire ces mots lorsque son bateau passa près de là où ses filles avaient péri.  Bliss, qui composa la musique appela cette mélodie “Ville du Havre”, du nom du navire coulé.  Après cela, les Spafford eurent trois autres enfants. En 1881, ils partirent pour Israël. À Jérusalem, ils aidèrent à la fondation d’une communauté religieuse appelée “American Colony” dont la mission était de servir les pauvres.”

Bien que cette chanson existe déjà en français, voici une traduction directe de l’originale:

Lorsque la paix, telle une rivière, m’accompagne,
Lorsque la détresse déferle, tels les flots de la mer ;
Peu importe mon sort, Tu m’as appris à savoir que
Tout va bien, tout va bien, pour mon âme.

Refrain :
Tout va bien, (tout va bien)
Pour mon âme, (pour mon âme)
Tout va bien, tout va bien, pour mon âme.

Bien que satan vienne à me souffleter, et que les épreuves arrivent,
Que cette assurance bénie me dirige :
Christ a regardé mon état d’impuissance,
Et il a versé son sang pour mon âme.

Mon péché, oh, la félicité de cette glorieuse pensée !
Mon péché, non pas en partie, mais entièrement,
Est cloué sur la croix, et je ne l’endure plus,
Loue le Seigneur, loue le Seigneur, Ô mon âme !

Pour moi, que ce soit Christ, que ce soit donc Christ ma vie,
Si le Jourdain devait déferler au-dessus de moi,
Aucune douleur serait mienne, puisque dans la mort comme dans la vie,
Tu murmureras ta paix à mon âme.

Mais Seigneur, c’est toi, c’est ton retour que nous attendons,
Le ciel, non pas le tombeau, est notre destinée ;
Oh, trompette de l’ange ! Oh, voix du Seigneur !
Espérance bénie, repos béni de mon âme.

Et Seigneur, qu’en hâte vienne le jour où ma foi verra,
Les nuées s’ouvrir telles un rouleau ;
La trompette retentira, et le Seigneur descendra,
Un chant dans la nuit, ô mon âme !

Comment Spafford aurait-il trouvé une telle paix et un tel réconfort pour son âme, après avoir subi des pertes terribles dans sa vie?

En se rappelant que la paix vient non de lui, non des circonstances externes, mais directement de la main de Dieu.

Comment allons-nous retrouver la paix, pendant ces jours sombres?

De la même manière.

 

 

(Histoire du cantique et traduction: Jérémie Dodeler)

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